La poule Marans attire autant les familles qui rĂȘvent dâĆufs bruns que les amateurs de races françaises anciennes. Son prix dĂ©passe souvent celui dâune poule pondeuse hybride, mais cet Ă©cart sâexplique par la sĂ©lection des lignĂ©es, la raretĂ© de certaines variĂ©tĂ©s de plumage et le travail nĂ©cessaire pour prĂ©server la fameuse couleur chocolat des coquilles.
Avant dâacheter, il est utile de regarder au-delĂ de lâĂ©tiquette. Une Marans en bonne santĂ©, Ă©levĂ©e dans de bonnes conditions et issue de reproducteurs identifiĂ©s peut offrir une prĂ©sence agrĂ©able au jardin, une ponte rĂ©guliĂšre et une grande rusticitĂ©. Ă lâinverse, une annonce trop vague ou un tarif anormalement bas peut cacher une poule croisĂ©e, dont la ponte et lâaspect ne correspondront pas forcĂ©ment aux attentes.
Peu de temps ? VoilĂ ce quâil faut retenir :
- Prix courant : une jeune poule Marans se situe souvent autour de 20 Ă 35 euros, selon lâĂąge, la variĂ©tĂ© et la qualitĂ© de la lignĂ©e.
- Ćufs fĂ©condĂ©s : ils coĂ»tent frĂ©quemment entre 1 et 2,50 euros lâunitĂ©, avec des Ă©carts pour les lignĂ©es recherchĂ©es.
- Ce qui justifie le prix : la sĂ©lection sur la couleur des Ćufs, la conformitĂ© de la race, la qualitĂ© sanitaire et lâaccompagnement de lâĂ©leveur.
- Point de vigilance : une vraie Marans ne se reconnaĂźt pas uniquement Ă un plumage noir cuivrĂ© ; la provenance et les Ćufs des parents comptent beaucoup.
- Pour son bien-ĂȘtre : cette poule active a besoin dâun abri sec, dâun parcours variĂ©, dâune alimentation Ă©quilibrĂ©e et dâune intĂ©gration progressive au groupe.
Prix dâune poule Marans : comprendre les Ă©carts avant lâachat
Le prix dâune poule Marans dĂ©pend dâabord de ce que lâon achĂšte rĂ©ellement. Une poulette encore jeune, qui nâa pas commencĂ© Ă pondre, nâa pas la mĂȘme valeur quâune adulte prĂȘte Ă rejoindre un poulailler familial. De mĂȘme, une Marans vendue comme simple pondeuse de jardin ne sera pas tarifĂ©e comme un sujet sĂ©lectionnĂ© pour la reproduction ou les expositions avicoles.
Dans la plupart des Ă©levages sĂ©rieux, une poule Marans standard peut coĂ»ter autour de 20 Ă 35 euros. Certaines variĂ©tĂ©s courantes, comme la noire Ă camail cuivrĂ©, restent assez accessibles lorsquâelles sont proposĂ©es en saison. Une poulette issue dâune lignĂ©e connue, avec des parents choisis pour leurs Ćufs trĂšs foncĂ©s, peut cependant coĂ»ter davantage. Les adultes confirmĂ©es, dĂ©jĂ en ponte et dont la teinte des coquilles est visible, sont souvent plus chĂšres car lâĂ©leveur a supportĂ© leur alimentation, leurs soins et leur entretien pendant plusieurs mois.
Les Ćufs fĂ©condĂ©s constituent une autre porte dâentrĂ©e dans lâunivers de la Marans. Leur tarif habituel se situe entre 1 et 2,50 euros par Ćuf, sans compter la couveuse, les frais dâenvoi Ă©ventuels et le matĂ©riel destinĂ© aux poussins. Cette option peut sembler Ă©conomique, mais elle comporte une part dâalĂ©a : tous les Ćufs nâĂ©closent pas, et les jeunes oiseaux demanderont plusieurs mois de soins avant de devenir des pondeuses.
| Type dâachat | Fourchette de prix indicative | Ce que le tarif peut inclure | Pour quel projet |
|---|---|---|---|
| Ćuf fĂ©condĂ© Marans | 1 Ă 2,50 euros | LignĂ©e annoncĂ©e, sĂ©lection des reproducteurs | Incubation et Ă©levage de poussins |
| Poussin non sexĂ© | 5 Ă 12 euros | DĂ©marrage sanitaire, alimentation des premiers jours | Ăleveur disponible et Ă©quipĂ© |
| Poulette de 4 Ă 6 mois | 20 Ă 35 euros | Race identifiĂ©e, croissance suivie, parfois vaccination selon lâĂ©levage | Jardin familial et future ponte |
| Poule adulte en ponte | 30 Ă 50 euros ou plus | Ponte vĂ©rifiĂ©e, Ăąge connu, couleur des Ćufs observable | Souhait dâĆufs rapidement |
Le coĂ»t est Ă©galement liĂ© Ă la raretĂ© de certaines couleurs. Les plumages coucou Ă camail dorĂ©, bleu cuivrĂ©, froment dorĂ© ou blanc herminĂ© peuvent demander plusieurs gĂ©nĂ©rations de travail pour rester homogĂšnes. Il ne sâagit pas seulement dâobtenir une belle apparence : un Ă©leveur consciencieux suit aussi la soliditĂ© des animaux, la fertilitĂ©, le tempĂ©rament et la qualitĂ© de la ponte.
Dans une petite ferme pĂ©dagogique comme celle de la fictive famille Martin, une Marans achetĂ©e 32 euros chez un Ă©leveur local a Ă©tĂ© prĂ©fĂ©rĂ©e Ă une poule proposĂ©e Ă 12 euros sur un marchĂ©. La premiĂšre Ă©tait baguĂ©e, active et accompagnĂ©e dâinformations sur son Ăąge, son alimentation et ses parents. La seconde nâavait aucune origine vĂ©rifiable. Le prix le plus bas aurait pu ĂȘtre sĂ©duisant, mais il nâapportait aucune garantie sur la race ni sur lâĂ©tat sanitaire.
Comparer reste donc essentiel. Un repĂšre sur le prix des poules selon la race permet de situer la Marans face aux autres pondeuses rustiques. Lâobjectif nâest pas de payer le plus cher, mais de choisir un animal dont lâorigine, lâĂąge et les besoins sont clairement prĂ©sentĂ©s.
Le bon prix est celui qui correspond Ă une poule saine, adaptĂ©e au projet dâĂ©levage et vendue avec une information transparente.

Pourquoi une vraie Marans coĂ»te plus cher quâune poule pondeuse classique
La Marans ne se rĂ©sume pas Ă une poule brun foncĂ© qui pond des Ćufs colorĂ©s. Cette race française porte le nom de la commune de Marans, en Charente-Maritime, prĂšs de La Rochelle. Son histoire sâest construite dans les marais de la cĂŽte atlantique, avec des volailles locales et des apports de coqs venus par les routes maritimes. Au XIXe siĂšcle, des croisements avec des races asiatiques, notamment les Langshan, ont contribuĂ© Ă fixer sa silhouette robuste.
Le standard de la race a Ă©tĂ© formalisĂ© au dĂ©but des annĂ©es 1930. Cette histoire explique quâune Marans de sĂ©lection soit plus coĂ»teuse quâune pondeuse hybride issue de filiĂšres pensĂ©es avant tout pour produire beaucoup et vite. PrĂ©server une race demande de choisir attentivement les reproducteurs, dâĂ©carter les sujets fragiles et de conserver les caractĂšres recherchĂ©s sans affaiblir la diversitĂ© gĂ©nĂ©tique.
La couleur chocolat des Ćufs demande une sĂ©lection patiente
La coquille brun chocolat est la signature la plus connue de la Marans. Cette teinte est dĂ©posĂ©e sur lâĆuf juste avant la ponte. Elle varie dâune poule Ă lâautre, mais aussi au cours de la saison et avec lâĂąge. Une poulette peut pondre des Ćufs trĂšs foncĂ©s au dĂ©but de sa carriĂšre, puis des coquilles un peu plus claires aprĂšs plusieurs mois.
Un bon Ă©leveur ne promet pas une couleur identique Ă chaque Ćuf. Il explique plutĂŽt que la pigmentation dĂ©pend largement des lignĂ©es. Les reproducteurs sont choisis en regardant les Ćufs des mĂšres, des sĆurs et parfois de plusieurs gĂ©nĂ©rations. Cette sĂ©lection longue justifie une part du tarif, surtout lorsquâelle est menĂ©e sans nĂ©gliger la vitalitĂ©, le poids et la capacitĂ© de reproduction.
La Marans pond en moyenne 180 Ă 200 Ćufs par an dans de bonnes conditions. Ce volume reste apprĂ©ciable pour une race patrimoniale, mĂȘme sâil ne rivalise pas avec certaines hybrides spĂ©cialisĂ©es. Pour mieux mettre ce chiffre en perspective, il est possible de consulter ce guide sur le nombre dâĆufs pondus par une poule sur une annĂ©e.
Rusticité, gabarit et plumages participent à la valeur de la race
La poule adulte pĂšse gĂ©nĂ©ralement entre 2,6 et 3,2 kg. Le coq est plus imposant, avec un poids souvent compris entre 3,5 et 4 kg. Leur corps est solide, le poitrail bien dĂ©veloppĂ© et les ailes proches du corps. Selon les variĂ©tĂ©s, les tarses et lâorteil externe peuvent porter un lĂ©ger plumage. Cette particularitĂ© est Ă©lĂ©gante, mais impose aussi un terrain propre, car les plumes des pattes retiennent plus facilement la boue.
Les coloris admis sont nombreux : noir Ă camail cuivrĂ©, noir uniforme, coucou Ă camail argentĂ©, coucou Ă camail dorĂ©, bleu cuivrĂ©, froment dorĂ©, blanc ou encore fauve Ă queue noire. Cette diversitĂ© attire les passionnĂ©s, mais peut compliquer la reproduction. Obtenir un plumage cohĂ©rent et une couleur dâĆuf satisfaisante demande des connaissances et du temps.
La version naine constitue une alternative pour les petits espaces. Elle conserve lâallure gĂ©nĂ©rale de la race tout en pesant environ 1 kg. Elle nâefface pas le besoin de parcours ni lâimportance dâun abri sĂ©curisĂ©, mais elle peut faciliter lâaccueil de quelques volailles dans un jardin de taille modeste.
Le prix dâune Marans doit donc ĂȘtre lu comme le reflet dâun travail dâĂ©levage, pas comme une garantie absolue. Une poule chĂšre peut ĂȘtre mal adaptĂ©e Ă un espace trop rĂ©duit, tandis quâun sujet plus simple mais bien choisi peut faire le bonheur dâune famille. La vraie valeur se mesure dans lâĂ©quilibre entre origine, santĂ©, comportement et conditions de vie.
Offrir un habitat adapté à la poule Marans et protéger son investissement
Acheter une Marans de qualitĂ© nâa de sens que si son environnement lui permet de vivre correctement. Cette race rustique supporte assez bien les variations du climat, mais elle ne doit pas ĂȘtre laissĂ©e dans un poulailler humide, mal ventilĂ© ou surpeuplĂ©. Sa robustesse ne remplace jamais les gestes de prĂ©vention les plus simples.
La Marans aime gratter le sol, chercher des insectes, sâabriter sous un buisson et observer autour dâelle depuis un perchoir. Un parcours riche limite lâennui et encourage lâactivitĂ© physique. Câest important pour cette gourmande, qui peut prendre du poids si elle reçoit trop de cĂ©rĂ©ales sans possibilitĂ© de se dĂ©placer.
Un poulailler sec, calme et facile Ă entretenir
Lâabri doit rester sec, Ă lâĂ©cart des courants dâair froids, tout en Ă©tant correctement ventilĂ©. Les Marans ont une crĂȘte rouge assez visible et, comme beaucoup de volailles, elles peuvent souffrir du gel en pĂ©riode de froid intense. Une litiĂšre absorbante, renouvelĂ©e rĂ©guliĂšrement, rĂ©duit lâhumiditĂ© et contribue Ă garder les pattes propres.
Les nids doivent ĂȘtre sombres, accessibles et garnis dâune litiĂšre propre. Retirer les Ćufs chaque jour permet de prĂ©server leur propretĂ© et limite lâinstallation dâune Ă©ventuelle couvaison. La Marans peut se montrer bonne mĂšre lorsquâelle couve rĂ©ellement, mais certaines femelles interrompent facilement ce comportement. Pour qui souhaite surtout des Ćufs de consommation, la collecte quotidienne reste une routine utile.
Voici les équipements à prévoir pour accueillir un petit groupe dans de bonnes conditions :
- Des perchoirs solides, placés à une hauteur adaptée pour permettre le repos nocturne.
- Un ou plusieurs pondoirs, avec une litiĂšre propre et sĂšche.
- Un bac Ă poussiĂšre, rempli de sable sec, afin de favoriser lâentretien naturel du plumage.
- Un abreuvoir stable, nettoyé souvent et protégé des souillures.
- Une mangeoire couverte, pour Ă©viter le gaspillage et lâhumiditĂ© dans les aliments.
- Un espace dâombre, indispensable en Ă©tĂ©, sous un arbre, un auvent ou une plantation dense.
Un parcours assez vaste pour une poule mobile
Une surface extĂ©rieure comprise entre 7 et 10 mÂČ par sujet apporte un confort apprĂ©ciable lorsquâil nây a pas de libre accĂšs au jardin. Un minimum plus rĂ©duit peut fonctionner temporairement, mais les sols se dĂ©gradent vite et les tensions entre oiseaux augmentent. La rotation des zones de parcours aide Ă prĂ©server lâherbe et Ă limiter lâaccumulation de parasites.
La Marans sait voler mieux que son gabarit ne le laisse croire. Une clĂŽture dâenviron 1,80 mĂštre, complĂ©tĂ©e si besoin par un filet, Ă©vite les escapades vers la route ou chez les voisins. En zone exposĂ©e aux renards, fouines ou rapaces, une protection aĂ©rienne et un grillage enterrĂ© sont de bons investissements. Un poulailler fermĂ© chaque soir reste la mesure la plus fiable.
Pour les familles, cette race peut devenir une excellente compagne dâobservation. Elle est curieuse, vient volontiers vers les personnes associĂ©es Ă la distribution de nourriture et suit parfois les dĂ©placements au jardin. Elle nâest pas toujours une poule Ă porter dans les bras. Les enfants doivent apprendre Ă ne pas poursuivre une volaille, Ă parler doucement et Ă attendre quâelle sâapproche.
Un habitat varié et sécurisé protÚge à la fois la santé de la Marans, la qualité de sa ponte et le budget consacré à son achat.
Alimentation et soins de la Marans : préserver la ponte, la coquille et la forme
La Marans explore volontiers son terrain Ă la recherche de larves, de vers, dâescargots, de graines et de vĂ©gĂ©taux. Cette habitude est prĂ©cieuse pour son bien-ĂȘtre, mais le parcours ne fournit pas toujours tous les nutriments nĂ©cessaires. Une poule qui pond rĂ©guliĂšrement doit recevoir une alimentation complĂšte, de lâeau propre en permanence et un apport minĂ©ral adaptĂ©.
Un aliment complet pour pondeuses constitue une base pratique. Il apporte des protĂ©ines, de lâĂ©nergie, des vitamines et du calcium dans des proportions pensĂ©es pour les poules adultes. Les cĂ©rĂ©ales seules ne suffisent pas : donnĂ©es en excĂšs, elles favorisent le dĂ©sĂ©quilibre de la ration et la prise de poids. Les restes de table ne doivent rester quâun complĂ©ment modĂ©rĂ©, jamais le menu principal.
Les gestes simples qui soutiennent la qualitĂ© des Ćufs
Les coquilles dâhuĂźtres concassĂ©es, disponibles dans un rĂ©cipient sĂ©parĂ©, permettent aux poules de rĂ©guler plus facilement leur apport en calcium. Le grit, câest-Ă -dire de petits cailloux adaptĂ©s, aide le gĂ©sier Ă broyer les aliments. Ces deux ressources sont particuliĂšrement utiles lorsque les oiseaux ne disposent pas dâun sol naturel variĂ©.
Les Ćufs de Marans pĂšsent souvent autour de 65 Ă 70 g. Leur coquille est gĂ©nĂ©ralement Ă©paisse, mais une coquille fragile ou trĂšs fine mĂ©rite une vĂ©rification des conditions dâĂ©levage : alimentation insuffisamment Ă©quilibrĂ©e, eau sale, stress, Ăąge de la poule ou trouble de santĂ© peuvent ĂȘtre impliquĂ©s. Il ne faut pas multiplier les complĂ©ments au hasard. Si le problĂšme persiste, lâavis dâun vĂ©tĂ©rinaire compĂ©tent en aviculture est prĂ©fĂ©rable.
La ponte commence couramment entre 5 et 6 mois, selon la saison, la lignĂ©e et le dĂ©veloppement de chaque poulette. Les journĂ©es courtes, la mue et le vieillissement entraĂźnent naturellement une baisse de production. Un article consacrĂ© Ă lâĂąge du dĂ©but de ponte chez la poule aide Ă distinguer ce qui relĂšve dâun rythme normal de ce qui nĂ©cessite une observation plus attentive.
Surveiller sans médicaliser chaque variation
Le suivi quotidien est simple : regarder si les volailles mangent, boivent, se dĂ©placent, grattent le sol et rejoignent normalement le groupe. Un plumage terne, un isolement prolongĂ©, une respiration bruyante, une diarrhĂ©e durable ou un arrĂȘt brutal de ponte sont des signaux qui justifient de sâintĂ©resser rapidement Ă la situation.
En cas de doute, lâisolement temporaire dans un espace propre peut limiter les contacts, tout en permettant dâobserver lâanimal. Lâeau et lâalimentation doivent ĂȘtre vĂ©rifiĂ©es, de mĂȘme que lâĂ©tat des pattes et du dessous des plumes. Les poux rouges, par exemple, se cachent surtout dans les fentes du poulailler et peuvent fatiguer les oiseaux. Le nettoyage rĂ©gulier des perchoirs, des nids et de la litiĂšre reste la prĂ©vention la plus accessible.
Une pesĂ©e toutes les quatre Ă six semaines au dĂ©but de lâĂ©levage permet de connaĂźtre le poids habituel de chaque poule. Pour une Marans standard, une variation dâenviron 200 g peut ĂȘtre normale selon la saison. Une Ă©volution plus marquĂ©e, combinĂ©e Ă une baisse dâactivitĂ© ou dâappĂ©tit, mĂ©rite dâĂȘtre prise au sĂ©rieux.
La longĂ©vitĂ© dĂ©pend autant de la gĂ©nĂ©tique que du cadre de vie. Pour mieux anticiper lâengagement quâimplique cette adoption, ce dossier sur la durĂ©e de vie des poules selon les races offre des repĂšres utiles. Une Marans bien nourrie nâest pas une poule suralimentĂ©e : elle reste vive, curieuse et capable de chercher une part de sa nourriture.
Choisir un éleveur de Marans fiable et intégrer la poule sans stress
La popularitĂ© de la Marans attire des vendeurs sĂ©rieux, mais aussi des annonces imprĂ©cises. Une poule sombre avec des plumes cuivrĂ©es nâest pas automatiquement une Marans de race. Certaines poules croisĂ©es peuvent pondre des Ćufs bruns tout Ă fait agrĂ©ables Ă consommer, sans prĂ©senter la pigmentation ni les caractĂ©ristiques annoncĂ©es. Cela nâen fait pas de mauvais animaux, mais lâacheteur doit savoir ce quâil choisit.
Un Ă©leveur fiable rĂ©pond volontiers aux questions sur lâĂąge des oiseaux, les conditions dâĂ©levage, les parents et les habitudes alimentaires. Il peut montrer des photographies rĂ©centes des reproducteurs et des Ćufs pondus par les femelles de la lignĂ©e. Il ne prĂ©sente pas la couleur chocolat comme une promesse invariable : il explique les nuances possibles et la variation naturelle au fil de la saison.
Les critÚres à vérifier avant de réserver une Marans
Sur place, une poule en forme se montre attentive Ă son environnement, se dĂ©place sans difficultĂ© et possĂšde un plumage globalement propre. Lâabri doit ĂȘtre entretenu, lâeau disponible et les animaux ni entassĂ©s ni visiblement apathiques. La prĂ©sence de quelques plumes au sol est normale pendant la mue, mais un local sale, trĂšs humide ou saturĂ© dâodeurs doit alerter.
Il est utile de poser des questions concrĂštes :
- Quel est lâĂąge exact de la poulette et a-t-elle dĂ©jĂ commencĂ© Ă pondre ?
- Quelle variété de Marans est proposée et quels sont les coloris des parents ?
- Les Ćufs des mĂšres sont-ils visibles ou documentĂ©s ?
- Les nouveaux animaux ont-ils été suivis sur le plan sanitaire ?
- Quelle alimentation reçoivent-ils actuellement afin dâĂ©viter un changement brutal ?
- LâĂ©leveur peut-il conseiller sur lâacclimatation aprĂšs le dĂ©part ?
Les associations spĂ©cialisĂ©es et les clubs de race constituent Ă©galement une piste intĂ©ressante pour retrouver des Ă©leveurs engagĂ©s. Ils proposent souvent des informations sur les variĂ©tĂ©s reconnues, les critĂšres de sĂ©lection et lâĂ©chelle de couleur des Ćufs. Cette dĂ©marche est particuliĂšrement utile si le projet est de reproduire la race plutĂŽt que de possĂ©der simplement des poules de jardin.
La quarantaine et lâarrivĂ©e dans le poulailler
Une nouvelle Marans ne doit pas ĂȘtre placĂ©e immĂ©diatement au milieu du groupe dĂ©jĂ installĂ©. Une quarantaine dâenviron 30 jours dans un espace sĂ©parĂ© reste une prĂ©caution importante pour observer lâĂ©tat gĂ©nĂ©ral de lâoiseau et rĂ©duire les risques de transmission de parasites ou de maladies. Cette pĂ©riode permet aussi Ă la nouvelle venue de rĂ©cupĂ©rer du trajet et de prendre ses repĂšres.
La phase suivante consiste Ă laisser les poules se voir Ă travers un grillage pendant quelques jours. Elles peuvent ainsi entendre et observer le groupe sans subir directement les coups de bec liĂ©s Ă la hiĂ©rarchie. Lors du premier contact rĂ©el, il est prĂ©fĂ©rable de prĂ©voir assez dâespace, plusieurs points de nourriture et des cachettes. Une lĂ©gĂšre remise en ordre du poulailler est frĂ©quente ; des poursuites incessantes ou des blessures ne le sont pas.
La famille Martin a choisi dâintroduire deux jeunes Marans ensemble dans son groupe de quatre poules. Cette dĂ©cision a facilitĂ© leur adaptation : les nouvelles venues restaient proches lâune de lâautre, tandis que les anciennes poules pouvaient Ă©tablir leur hiĂ©rarchie progressivement. Deux mangeoires ont Ă©vitĂ© quâune dominante bloque lâaccĂšs Ă la nourriture.
Si un coq est envisagĂ© pour obtenir des poussins, il faut aussi tenir compte du voisinage et de lâespace disponible. Un coq pour huit Ă douze poules est souvent un ratio raisonnable. Il peut protĂ©ger son groupe, mais des accouplements trop frĂ©quents peuvent abĂźmer le dos des femelles. Un contrĂŽle rĂ©gulier du plumage et un espace suffisant limitent ce problĂšme.
La meilleure Marans nâest pas seulement celle qui pond le plus foncĂ© : câest celle dont lâorigine est claire et dont lâarrivĂ©e se fait avec patience.
Quel est le prix moyen dâune poule Marans ?
Une Marans coĂ»te souvent entre 20 et 35 euros lorsquâelle est vendue jeune, avec des tarifs plus Ă©levĂ©s pour une adulte dĂ©jĂ en ponte, une variĂ©tĂ© rare ou une lignĂ©e sĂ©lectionnĂ©e.
Pourquoi les Ćufs de Marans sont-ils brun chocolat ?
La couleur provient de pigments dĂ©posĂ©s sur la coquille peu avant la ponte. Elle dĂ©pend surtout de la lignĂ©e, de lâĂąge de la poule et de son cycle de ponte.
La poule Marans convient-elle Ă un premier poulailler ?
Oui, cette race rustique convient souvent aux dĂ©butants si elle dispose dâun abri sec, dâun parcours sĂ©curisĂ©, dâune alimentation complĂšte et dâune surveillance rĂ©guliĂšre.
Combien dâĆufs une Marans pond-elle par an ?
Une bonne poule Marans pond gĂ©nĂ©ralement entre 180 et 200 Ćufs par an. La production baisse naturellement pendant lâhiver, la mue et avec lâĂąge.
Faut-il un coq pour avoir des Ćufs chocolat ?
Non. Une Marans pond des Ćufs sans coq. Le coq est nĂ©cessaire uniquement si lâobjectif est dâobtenir des Ćufs fĂ©condĂ©s et dâĂ©lever des poussins.


