En France, plus de 420 000 animaux sont abandonnĂ©s ou maltraitĂ©s chaque annĂ©e, toutes espĂšces confondues. DerriĂšre ces chiffres, il y a des chiens et des chats bien sĂ»r, mais aussi des chevaux, des lapins, des reptiles, des oiseaux, des chĂšvres, des cochons⊠et des refuges qui ne savent plus oĂč accueillir ces vies mises de cĂŽtĂ©. Lâabandon nâest jamais un simple dĂ©tail du quotidien : il est le rĂ©sultat dâun ensemble de dĂ©cisions, de manques dâinformation et parfois dâillusions au moment de lâadoption.
Comprendre pourquoi de plus en plus dâanimaux sont abandonnĂ©s, câest regarder en face nos habitudes de consommation, la place du vivant dans nos vies et le manque dâanticipation avant dâadopter. Entre les changements de vie (dĂ©mĂ©nagement, sĂ©paration, prĂ©caritĂ©), les problĂšmes de comportement mal gĂ©rĂ©s, le coĂ»t de la santĂ© animale ou la reproduction non maĂźtrisĂ©e, chaque abandon est un signal dâalarme. Pourtant, des solutions existent : meilleure information, prĂ©vention santĂ©, assurance, Ă©ducation, encadrement de la vente, accompagnement des familles. Cet article propose un tour dâhorizon concret pour aider Ă limiter ces abandons, que lâon vive avec un chien, un chat, un NAC, un cheval ou des animaux de ferme.
En bref
- Chaque année, plus de 420 000 animaux seraient abandonnés ou victimes de maltraitance en France, un chiffre probablement sous-estimé.
- Les chats187 000 chats
- Les abandons sont souvent liés à des changements de vie (séparation, déménagement, difficultés financiÚres) et à des acquisitions impulsives.
- Les problĂšmes de comportement
- Les NAC, animaux de ferme et animaux exotiques
- De nombreuses abandons pourraient ĂȘtre Ă©vitĂ©s grĂące Ă la prĂ©vention santĂ©, une alimentation adaptĂ©e, une assurance animale et une adoption rĂ©ellement rĂ©flĂ©chie.
Peu de temps ? VoilĂ ce quâil faut retenir :
| Point clĂ© | Ce quâil faut comprendre | Geste utile dĂšs maintenant |
|---|---|---|
| Les abandons explosent | Plus de 420 000 animaux abandonnĂ©s ou maltraitĂ©s par an, refuges saturĂ©s, euthanasies de complaisance en hausse. | Avant toute adoption, lister honnĂȘtement le budget, le temps disponible et les contraintes familiales. |
| Les causes sont multiples | Changements de vie, problĂšmes de comportement, coĂ»ts vĂ©tĂ©rinaires, reproduction non maĂźtrisĂ©e, achats impulsifs. | Se renseigner auprĂšs dâun vĂ©tĂ©rinaire, dâun Ă©ducateur ou dâune association avant dâaccueillir un animal. |
| La prĂ©vention santĂ© compte | Un animal suivi, vaccinĂ©, stĂ©rilisĂ© et bien nourri a moins de risques de dĂ©velopper des troubles sources dâabandon. | Mettre Ă jour vaccins, antiparasitaires et demander un bilan de santĂ© si ce nâest pas dĂ©jĂ fait. |
| Lâassurance peut sauver des binĂŽmes | Les frais vĂ©tĂ©rinaires non anticipĂ©s poussent certains propriĂ©taires au renoncement ou Ă lâeuthanasie de complaisance. | Comparer les mutuelles animales et choisir une couverture adaptĂ©e Ă lâĂąge et au mode de vie de lâanimal. |
| LâĂ©ducation est cruciale | Beaucoup de chiens et chats sont abandonnĂ©s pour des comportements gĂȘnants⊠souvent Ă©vitables avec un accompagnement prĂ©coce. | Mettre en place une routine claire, se faire aider par un Ă©ducateur en cas de difficultĂ© persistante. |
Comprendre pourquoi de plus en plus dâanimaux sont abandonnĂ©s en France
Lâaugmentation des abandons ne tombe pas du ciel. Elle sâinscrit dans un contexte oĂč lâanimal de compagnie est parfois vu comme un produit de consommation. Adopter un chiot parce quâil est « mignon sur une vidĂ©o », acheter un lapin pour un enfant sans penser Ă sa longĂ©vitĂ©, cĂ©der Ă un coup de cĆur pour un serpent ou un perroquet sans mesurer ses besoins rĂ©els : ces dĂ©cisions rapides finissent trop souvent en abandon quand la rĂ©alitĂ© du quotidien rattrape la famille.
Les donnĂ©es les plus rĂ©centes montrent que prĂšs de 221 000 chiens et chats sont pris en charge chaque annĂ©e par des structures de protection, dont 34 000 chiens et 187 000 chats. Ă cela sâajoutent des euthanasies de complaisance en fourriĂšre estimĂ©es Ă plus de 100 000 animaux par an, faute de place en refuge ou de propriĂ©taire identifiĂ©. En clinique, une autre Ă©tude Ă©voque environ 40 000 euthanasies non liĂ©es Ă une nĂ©cessitĂ© mĂ©dicale. Ces chiffres ne sont pas seulement des statistiques : ils illustrent des ruptures de lien entre lâanimal et son humain.
Les changements de vie pĂšsent lourd dans la balance. DĂ©mĂ©nagement dans un logement plus petit, sĂ©paration, perte dâemploi, arrivĂ©e dâun bĂ©bĂ©, maladie dâun proche⊠Dans ces moments, lâanimal peut devenir, aux yeux de certains, une contrainte de plus. Les enquĂȘtes menĂ©es auprĂšs des refuges montrent quâenviron un quart des abandons de chiens seraient officiellement motivĂ©s par ces contraintes personnelles ou familiales. Beaucoup de propriĂ©taires nâanticipent pas ces situations au moment de lâadoption et se retrouvent dĂ©passĂ©s lorsquâelles surviennent.
Les problÚmes de comportement18 % des chiens officiellement abandonnés pour des motifs comportementaux.
Les NAC, animaux de ferme et animaux exotiques7 500 le nombre de NAC abandonnĂ©s ou saisis pour maltraitance chaque annĂ©e, mĂȘme si ce chiffre est probablement trĂšs en dessous de la rĂ©alitĂ©. Les cas de « syndrome de NoĂ© », oĂč une personne accumule des dizaines ou centaines dâanimaux dans de mauvaises conditions, sont rĂ©guliĂšrement mĂ©diatisĂ©s. En 2025, plus de 200 octodons ont ainsi Ă©tĂ© dĂ©couverts dans un appartement, illustrant les dĂ©rives possibles quand les adoptions se multiplient sans contrĂŽle.
Ă cela sâajoutent les animaux de ferme et Ă©quidĂ©s9 000 seraient pris en charge chaque annĂ©e par des refuges, fermes pĂ©dagogiques ou associations, souvent aprĂšs des abandons sur terrain vague, des saisies judiciaires ou des dĂ©parts en retraite non prĂ©parĂ©s. Sans oublier les animaux exotiques2 500 individus par an par les parcs zoologiques, sanctuaires et structures spĂ©cialisĂ©es, sur fond de trafic dâespĂšces sauvages en forte progression.
En arriĂšre-plan, un Ă©lĂ©ment central revient constamment : le manque dâanticipation
La derniÚre piÚce du puzzle concerne le maillage associatif saturé
Comprendre ces mĂ©canismes permet dĂ©jĂ de mieux les prĂ©venir : plus lâadoption est rĂ©flĂ©chie, prĂ©parĂ©e et accompagnĂ©e, moins le risque dâabandon est Ă©levĂ©.

Santé animale et abandons : quand le manque de prévention conduit à la rupture
Une grande partie des abandons et des maltraitances trouvent leur origine dans un point souvent nĂ©gligĂ© : la prĂ©vention en santĂ© animale. Un animal qui souffre en silence, qui gratte, qui tousse, qui maigrit ou qui devient agressif parce quâil a mal, peut vite devenir « ingĂ©rable » pour un foyer peu informĂ©. Faute de moyens ou de repĂšres, certains renoncent aux soins et finissent par se sĂ©parer de lâanimal au lieu de chercher de lâaide tĂŽt.
Les gestes de routinevaccins et antiparasitaires
Les maladies communes
Les gestes de premiers secours
Les NAC et animaux exotiques
Les chiffres des euthanasies de complaisance
Pour limiter les abandons liĂ©s Ă la santĂ©, certaines habitudes simples peuvent ĂȘtre mises en place :
- Programmer une visite annuelle de contrĂŽle pour chaque animal, y compris les NAC.
- Tenir un carnet de suivi (vaccins, traitements antiparasitaires, interventions, symptĂŽmes inhabituels).
- Observer quotidiennement lâappĂ©tit, les selles, le comportement, la qualitĂ© du pelage ou des plumes.
- Demander conseil tÎt en cas de changement brutal (malpropreté soudaine, agressivité imprévisible, isolement).
- PrĂ©voir un budget santĂ© mensuel, mĂȘme modeste, pour Ă©viter dâĂȘtre pris au dĂ©pourvu.
Ă travers ces gestes, lâanimal reste suivi, ses problĂšmes sont pris en charge avant de dĂ©gĂ©nĂ©rer, et la relation avec lui ne bascule pas dans la frustration ou le rejet. La santĂ© est rarement la seule cause dâabandon, mais lâignorer la rend presque toujours plus lourde Ă gĂ©rer.
Dans la continuitĂ© de la santĂ©, se pose logiquement la question du coĂ»t, de lâalimentation aux factures vĂ©tĂ©rinaires, et donc des outils comme la mutuelle animale pour Ă©viter que le portefeuille devienne, Ă lui seul, un motif dâabandon.
Alimentation, budget et assurance animale : quand les coĂ»ts poussent Ă lâabandon
Le coĂ»t global dâun animal est souvent largement sous-Ă©valuĂ© au moment de lâadoption. Beaucoup se fient au prix dâachat ou dâadoption sans intĂ©grer le reste : alimentation, soins vĂ©tĂ©rinaires, antiparasitaires, stĂ©rilisation, matĂ©riel, Ă©ducation, Ă©ventuels dĂ©gĂąts
DĂ©jĂ sur lâalimentation, les Ă©carts de budget sont Ă©normes. Un grand chien nourri avec des croquettes de qualitĂ© peut coĂ»ter plusieurs dizaines dâeuros par mois, surtout si lâon choisit une gamme vĂ©tĂ©rinaire ou sans cĂ©rĂ©ales adaptĂ©e Ă une pathologie prĂ©cise (allergies, troubles digestifs, problĂšmes articulaires). Un chat stĂ©rilisĂ© vivant en intĂ©rieur nâa pas les mĂȘmes besoins quâun chat trĂšs actif en extĂ©rieur. Un lapin, un cobaye ou une chĂšvre ont besoin dâun accĂšs constant Ă du foin de bonne qualitĂ©, complĂ©tĂ© de lĂ©gumes et Ă©ventuellement de granulĂ©s adaptĂ©s. Un cheval va consommer foin, granulĂ©s, minĂ©raux, Ă©ventuellement complĂ©ments pour les articulations ou les sabots.
Quand la nourriture nâest pas adaptĂ©e, les consĂ©quences se paient plus tard : surpoids, diabĂšte, problĂšmes articulaires, troubles digestifs
Les rations ménagÚres
Au-delĂ de la gamelle, ce sont souvent les frais vĂ©tĂ©rinaires imprĂ©vus qui dĂ©stabilisent le plus. Une fracture, une ingestion de corps Ă©tranger, un cĂ©sarienne en urgence, une maladie chronique comme lâinsuffisance rĂ©nale chez le chat ou une colique chez le cheval peuvent reprĂ©senter plusieurs centaines, voire milliers dâeuros. Sans Ă©pargne dĂ©diĂ©e, certaines familles choisissent des solutions douloureuses : diffĂ©rer les soins, abandonner lâanimal Ă un refuge, ou accepter une euthanasie de confort.
Câest lĂ que les assurances et mutuelles pour animaux
Pour bien choisir, quelques repĂšres sont utiles :
- Comparer plusieurs contrats en regardant les plafonds annuels, le taux de remboursement et les exclusions.
- Souscrire tĂŽt, idĂ©alement quand lâanimal est jeune et en bonne santĂ©, pour Ă©viter les exclusions liĂ©es aux maladies prĂ©existantes.
- Adapter la formule au mode de vie : un chien trĂšs sportif nâa pas le mĂȘme profil de risque quâun chat dâintĂ©rieur.
- Lire attentivement les conditions générales avant de signer, y compris les petites lignes.
Une assurance bien choisie ne supprime pas le budget santĂ©, mais elle le lisse dans le temps et Ă©vite des renoncements brutaux. CombinĂ©e Ă une alimentation de qualitĂ©, elle rĂ©duit le risque que les difficultĂ©s financiĂšres deviennent un motif dâabandon.
Au-delĂ des finances, une autre grande cause dâabandon est souvent avancĂ©e par les propriĂ©taires : les problĂšmes de comportement
Comportement, bien-ĂȘtre et environnement : des clĂ©s pour Ă©viter les abandons
Les refuges entendent quotidiennement les mĂȘmes phrases : « Il dĂ©truit tout », « Il nâest pas propre », « Il ne supporte pas les enfants », « Il est ingĂ©rable avec les autres chiens ». DerriĂšre ces mots se cachent souvent des animaux qui nâont pas bĂ©nĂ©ficiĂ© dâune Ă©ducation adaptĂ©e ni dâun environnement rĂ©pondant Ă leurs besoins. Beaucoup de problĂšmes comportementaux auraient pu ĂȘtre Ă©vitĂ©s ou fortement rĂ©duits avec un accompagnement prĂ©coce.
Pour un chien, tout commence par la socialisation. Ătre exposĂ© positivement, dĂšs le plus jeune Ăąge, Ă diffĂ©rents humains, congĂ©nĂšres, environnements, bruits et situations de la vie courante rĂ©duit considĂ©rablement le risque de peurs et de rĂ©actions agressives plus tard. Un chiot qui dĂ©couvre calmement la ville, la campagne, la voiture, le vĂ©tĂ©rinaire, les enfants, les vĂ©los aura plus de facilitĂ© Ă sâadapter que celui qui ne connaĂźt que son jardin.
La gestion de la solitude
Les besoins dâactivitĂ©
Pour les chats, le territoire
Les NAC et animaux exotiques
Quelques ajustements simples permettent de rĂ©duire nettement le risque de troubles comportementaux et donc dâabandon :
- Mettre en place une routine claire : heures de repas, de sorties, de jeu, de repos.
- Proposer des activités mentales : jeux de recherche, tapis de fouille, jouets distributeurs de nourriture, apprentissage de tours simples.
- Respecter les signaux de communication : grognement, oreilles en arriÚre, queue basse⊠sont des avertissements, pas des caprices.
- Adapter lâenvironnement : cachettes et hauteurs pour les chats, sorties quotidiennes pour les lapins, paddock et congĂ©nĂšres pour les chevaux.
- Se faire aider tÎt par un éducateur comportementaliste en cas de difficulté persistante.
Cette approche est valable aussi pour les animaux de ferme et équidés
Quand un comportement dĂ©range, il est utile de se poser cette question : « Quâest-ce que mon animal essaie de me dire ? ». Cette simple façon de voir les choses ouvre la porte Ă la recherche de solutions plutĂŽt quâĂ la rupture.
Une fois que ces aspects de bien-ĂȘtre sont compris, reste Ă aborder un autre pilier pour rĂ©duire les abandons : lâadoption responsable
Adoption responsable, hygiĂšne et vie quotidienne : rĂ©duire les risques dâabandon dĂšs le dĂ©part
Beaucoup dâhistoires dâabandon commencent bien avant lâarrivĂ©e de lâanimal Ă la maison. Elles commencent au moment oĂč la dĂ©cision est prise, parfois sur un coup de tĂȘte, parfois pour « faire plaisir aux enfants », parfois Ă la suite dâune rencontre Ă©mouvante en refuge. Une adoption rĂ©ussie repose pourtant sur une prĂ©paration concrĂšte, une rĂ©flexion honnĂȘte sur le temps, lâespace, le budget et les compĂ©tences disponibles.
Avant dâadopter, quelques questions mĂ©ritent dâĂȘtre posĂ©es en famille : Quel sera lâemploi du temps dans un, cinq ou dix ans ? Lâanimal pourra-t-il suivre en cas de dĂ©mĂ©nagement ? Y a-t-il des risques dâallergies dans le foyer ? Qui prendra en charge les sorties, le toilettage, les visites vĂ©tĂ©rinaires ? Que se passera-t-il en cas de sĂ©paration ou dâarrivĂ©e dâun enfant ? Mieux vaut aborder ces sujets en amont que de sây confronter en urgence plus tard.
Une adoption réfléchie
Une fois lâanimal arrivĂ©, la mise en place dâune bonne hygiĂšne
Organiser les visites vétérinaires
Les départs en vacances
Pour visualiser concrĂštement les points de vigilance, voici un exemple de check-list utile avant et aprĂšs adoption :
- Avant lâadoption : dĂ©finir le budget mensuel (alimentation, santĂ©, assurance), vĂ©rifier le rĂšglement de copropriĂ©tĂ© ou de la location, lister les solutions de garde, rencontrer un vĂ©tĂ©rinaire ou une association pour poser des questions.
- Ă lâarrivĂ©e : installer un coin repos au calme, prĂ©voir gamelles, couchage, litiĂšre ou tapis Ă©ducateurs, sĂ©curiser les fenĂȘtres et balcons pour les chats, vĂ©rifier les clĂŽtures pour les chiens ou animaux de ferme.
- Les premiers mois : programmer la stĂ©rilisation si elle est indiquĂ©e, mettre en place les routines, dĂ©buter lâĂ©ducation, noter les coordonnĂ©es dâun vĂ©tĂ©rinaire de garde.
- Au fil des annĂ©es : adapter lâenvironnement Ă lâĂąge (rampe pour monter, bac Ă litiĂšre plus accessible, temps de balade ajustĂ©), revoir lâalimentation, planifier les bilans de santĂ©.
Sur le terrain, de nombreux sauvetages sont rĂ©alisĂ©s par des particuliers. On estime ainsi quâau moins 40 000 chiens et chats
Limiter les abandons passe donc par un trio indissociable : adoption réfléchie, organisation du quotidien, anticipation des imprévus. Quand ces trois éléments sont en place, le lien humain-animal a beaucoup plus de chances de résister aux aléas de la vie.
Comparatifs pratiques : races, aliments, assurances et techniques de soin pour limiter les abandons
Pour aider concrĂštement les propriĂ©taires Ă faire des choix qui rĂ©duisent le risque dâabandon, il est utile de comparer certains Ă©lĂ©ments clĂ©s : les races et types dâanimauxaliments
assurances
techniques de soins simples
On peut par exemple distinguer quelques profils de vie et regarder ce qui semble le plus cohérent :
- Foyer urbain, peu de temps disponible, budget moyen : plutĂŽt un chat adulte calme, un petit chien peu sportif, un NAC facile (cochon dâInde, lapin bien informĂ©), dans un logement sĂ©curisĂ©.
- Famille sportive, maison avec jardin, goût pour les activités extérieures : chien actif (type berger, retriever) avec accompagnement éducatif, éventuellement un cheval en pension ou des chiens de sport si le temps suit vraiment.
- PassionnĂ© dâanimaux exotiques, trĂšs informĂ© et prĂȘt Ă investir dans du matĂ©riel : certains reptiles ou oiseaux avec conditions de dĂ©tention strictes respectĂ©es.
Sur lâalimentation, il est pertinent de comparer :
- Des croquettes basiques premier prix : attractives financiÚrement, mais parfois déséquilibrées, avec risque accru de troubles de santé à long terme.
- Des croquettes de gamme moyenne Ă premium : plus chĂšres Ă lâachat, mais mieux formulĂ©es, souvent plus digestes et adaptĂ©es Ă lâĂąge, au poids et Ă lâactivitĂ©.
- Des rations mĂ©nagĂšres encadrĂ©es : trĂšs qualitatives si bien gĂ©rĂ©es, mais demandant du temps, de lâorganisation et un suivi sĂ©rieux.
CÎté assurance, un rapide comparatif entre formules aide souvent à y voir plus clair :
| Type de formule | Pour quel profil ? | Avantages | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| Accident uniquement | Jeune animal, budget serré, risque élevé (chien sportif, cheval). | Prime faible, couverture utile en cas de fracture, morsure, accident de la route. | Ne couvre pas les maladies, les pathologies chroniques, ni la prévention. |
| Formule intermédiaire | Chien ou chat de famille, mode de vie standard. | Couvre une partie des maladies courantes, des consultations et examens. | Plafonds de remboursement parfois limités, exclusions à vérifier. |
| Formule complÚte + prévention | Animaux fragiles, races prédisposées, propriétaires souhaitant un fort niveau de sécurité. | Inclut souvent vaccins, bilans, actes de prévention et une bonne prise en charge des maladies graves. | Coût mensuel plus élevé, demande de bien lire les conditions générales. |
En parallĂšle, quelques techniques de soin simples
- Apprendre Ă nettoyer les oreilles dâun chien avec un produit adaptĂ©, sans coton-tige.
- Vérifier réguliÚrement les dents et les gencives (mauvaise haleine, tartre, gencives rouges).
- ContrĂŽler les griffes chez le chat, le lapin, le cobaye ou le chien, et faire appel Ă un professionnel si besoin pour la coupe.
- Surveiller le poids avec une pesée mensuelle, surtout pour les animaux stérilisés ou peu actifs.
- Connaßtre les numéros utiles : vétérinaire habituel, urgences 24/24, poison center pour animaux.
Ces soins de base, combinĂ©s Ă des choix cohĂ©rents en termes de race, dâalimentation et dâassurance, renforcent la stabilitĂ© du foyer autour de lâanimal. Ils limitent les mauvaises surprises et rendent lâavenir plus prĂ©visible, mĂȘme si la vie garde sa part dâimprĂ©vu.
Au final, rĂ©duire le nombre dâanimaux abandonnĂ©s ne passe pas par une seule mesure miracle, mais par une somme de dĂ©cisions responsables au quotidien. La question Ă garder en tĂȘte reste simple : « Est-ce que les choix faits aujourdâhui construisent une relation durable avec cet animal, ou la fragilisent sans que lâon sâen rende compte ? ».
Quelles sont les principales causes d’abandon d’animaux aujourd’hui ?
Les abandons d’animaux sont le plus souvent liĂ©s Ă un ensemble de facteurs : changements de vie (dĂ©mĂ©nagement, sĂ©paration, difficultĂ©s financiĂšres), problĂšmes de comportement mal gĂ©rĂ©s, coĂ»ts vĂ©tĂ©rinaires non anticipĂ©s, acquisitions impulsives sans rĂ©flexion prĂ©alable, et reproduction non maĂźtrisĂ©e, notamment chez les chats. Les NAC, animaux de ferme et exotiques sont aussi touchĂ©s, souvent Ă cause d’une mĂ©connaissance de leurs besoins rĂ©els.
Comment Ă©viter de se retrouver dĂ©passĂ© aprĂšs l’adoption d’un animal ?
Pour Ă©viter d’ĂȘtre dĂ©passĂ©, il est important de rĂ©flĂ©chir en amont au temps disponible, au budget, Ă l’espace et aux projets de vie (enfants, dĂ©mĂ©nagements, travail). Se renseigner auprĂšs d’un vĂ©tĂ©rinaire, d’un Ă©ducateur ou d’une association, choisir un animal adaptĂ© Ă son mode de vie, prĂ©voir une assurance santĂ© et organiser les solutions de garde (famille, voisins, pensions) permet de sĂ©curiser la relation sur le long terme.
Les assurances pour animaux peuvent-elles vraiment limiter les abandons ?
Oui, car une partie des abandons ou euthanasies de complaisance est liĂ©e Ă des factures vĂ©tĂ©rinaires trop Ă©levĂ©es en cas d’accident ou de maladie. Une mutuelle adaptĂ©e permet de lisser les dĂ©penses, de prendre plus facilement la dĂ©cision de soigner et d’Ă©viter les renoncements brutaux. Il est toutefois essentiel de comparer les garanties, les plafonds et les exclusions pour choisir un contrat cohĂ©rent avec son animal et son budget.
Que faire si mon animal dĂ©veloppe un comportement gĂȘnant ?
Un comportement gĂȘnant (malpropretĂ©, destructions, agressivitĂ©, aboiements excessifs) est souvent le signe d’un malaise, d’un manque de stimulation ou d’un apprentissage incomplet. La premiĂšre Ă©tape consiste Ă consulter un vĂ©tĂ©rinaire pour Ă©carter une cause mĂ©dicale, puis Ă faire appel Ă un Ă©ducateur ou un comportementaliste. Plus la prise en charge est prĂ©coce, plus il est facile de retrouver un Ă©quilibre et d’Ă©viter que la situation ne dĂ©bouche sur un abandon.
Comment agir si je découvre un animal abandonné ou maltraité ?
Si vous trouvez un animal abandonnĂ© ou suspectez une maltraitance, vous pouvez contacter la mairie, la police, la gendarmerie, une fourriĂšre ou une association de protection animale locale. En cas d’urgence vitale, un vĂ©tĂ©rinaire peut Ă©galement ĂȘtre sollicitĂ©. Si vous envisagez de recueillir l’animal, pensez Ă vĂ©rifier son identification chez un vĂ©tĂ©rinaire et Ă rĂ©gulariser la situation (changement de propriĂ©taire, soins, stĂ©rilisation) afin de lui offrir un cadre stable et sĂ©curisĂ©.


